Attention les jeunes…accidents !!

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« Accidents de la route – Plus de

jeunes meurent faute d’avoir

bouclé leur ceinture« 

«Un horrible gaspillage de vies humaines»

28 décembre 2006  Société
En 30 ans, les lois sur le port de la ceinture de sécurité ont permis de sauver des milliers de vies au Canada. Mais un nombre croissant de jeunes Canadiens meurent dans des accidents de la circulation parce qu’ils ne bouclent pas leur ceinture de sécurité, indiquent les données de Transports Canada.Après 20 années de progrès, il semble que nous ayons plafonné au cours des 10 dernières années, commentait un membre de la police ontarienne, pour lequel il s’agit là d’un «horrible gaspillage de vies humaines».Et au Québec, qui, traditionnellement, donnait l’exemple en matière d’utilisation de la ceinture de sécurité, les autorités s’inquiètent du nombre élevé de jeunes décédés dans les accidents de la route cette année.Avant que le Québec et l’Ontario n’adoptent leurs lois rendant obligatoire le port de la ceinture de sécurité, 6700 Canadiens trouvaient la mort, chaque année, sur les routes. Ce nombre a diminué à environ 2700 en 2004, alors que les autres provinces leur emboîtaient le pas et que la police accentuait ses efforts pour faire respecter la loi.La construction d’autoroutes à chaussées séparées et l’introduction de caractéristiques de sécurité dans les voitures, comme les coussins gonflables, y ont aussi contribué. Chez les jeunes victimes, le nombre de celles qui n’avaient pas bouclé leur ceinture s’est accru en dix ans de près d’un point de pourcentage, pour atteindre 46,5 %.Chez les victimes âgées de 25 ans et plus, ce taux était de 37,1 %, selon la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada, qui a analysé les plus récentes statistiques de Transports Canada. Hors des régions densément peuplées du Québec et de l’Ontario, plus de 55 % des jeunes victimes n’étaient pas attachées. C’est un bond de 5,6 points de pourcentage en dix ans.Un quotidien montréalais qui a fait la recension des décès survenus jusqu’au 5 novembre dernier a constaté que 21 des 40 victimes de cette année n’avaient pas attaché leur ceinture de sécurité.

Non seulement est-ce surprenant, c’est aussi troublant, a commenté Lyne Vézina, responsable de la stratégie en sécurité routière pour la Société de l’assurance automobile du Québec. Cela indique que nous devons continuer à répéter notre message, comme pour plusieurs autres enjeux de sécurité routière, a-t-elle ajouté.

Selon elle, au moins la moitié de ces vies auraient pu être sauvées par le port de la ceinture de sécurité.

Elle juge cette tragédie d’autant plus inquiétante que la plupart des jeunes conducteurs ont grandi avec l’obligation de porter la ceinture de sécurité.

Les statistiques québécoises montrent que l’utilisation de la ceinture de sécurité diminue de près de six points de pourcentage la nuit, quand surviennent plusieurs des accidents mortels. On note également une corrélation entre la consommation d’alcool et le fait de ne pas boucler sa ceinture de sécurité. Aussi, plusieurs jeunes passagers défient la loi en refusant de s’attacher lorsqu’ils s’assoient à l’arrière d’un véhicule, signale Raynald Marchand, du Conseil canadien de la sécurité.

Le CAA Québec indique que les jeunes conducteurs continuent d’être représentés de manière disproportionnée dans les statistiques sur les blessures et les décès dus aux accidents de la circulation. Ainsi, les jeunes âgés de 16 à 24 ans représentent 11 % des titulaires de permis de conduire, mais sont impliqués dans 25 % des accidents, note la porte-parole de l’organisme, Roxanne Héroux.

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Accidents au Québec

Un bilan «exceptionnel»

MONTRÉAL — Le nombre d’accidents mortels et d’accidents avec blessés graves a diminué de plus de 35 % au Québec en quatre ans. Un bilan que la SQ qualifie d’«exceptionnel», mais qui est assombri par la hausse du taux d’infractions chez les jeunes.

L’Énoncé en matière de sécurité routière 2006-2010 dévoilé la semaine dernière, à Montréal, est un succès, estime la Sûreté du Québec. Le nombre de collisions mortelles est passé de 466 en 2006 à 295 en 2011, alors que celui avec blessés graves a diminué de 1616 à 1028 pour la même période.

«Au début des années 2000, on faisait face à une augmentation importante des accidents avec blessés graves, a expliqué le capitaine Yves Bouchard, du service de la sécurité routière de la SQ. La Sûreté du Québec a alors décidé de freiner cette tendance et d’améliorer le bilan routier par des opérations ciblées, notamment. Il n’y a pas de doute que cette stratégie fonctionne. C’est pourquoi nous la reconduisons jusqu’en 2012.»

Ceinture de sécurité moins populaire

Du même souffle, M. Bouchard a toutefois avoué que le corps de police avait remarqué un certain relâchement dans la population quant au port de la ceinture de sécurité.

«En 2010 seulement, 67 des 334 personnes décédées dans un accident, soit une sur cinq, ne portaient pas sa ceinture de sécurité. Il y a sans doute une bonne partie de ces personnes qui seraient toujours vivantes si elles avaient porté leur ceinture», croit M. Bouchard.

La Sûreté du Québec dit remarquer que le port de la ceinture est moins populaire depuis environ trois ans, surtout auprès des jeunes. La situation de cette tranche d’âge est d’ailleurs si inquiétante que le corps policier en fera sa priorité en 2011.

«Le taux d’infractions routières chez les jeunes est quatre fois plus élevé que dans le reste de la population. Ils sont aussi quatre fois plus impliqués dans les excès de grande vitesse et deux fois plus au niveau des infractions criminelles. C’est préoccupant», a résumé M. Bouchard.

Le «noyau dur» des jeunes chauffards

La SQ compte redoubler d’efforts auprès des 16-24 ans en matière de prévention et d’interventions. «On veut s’attaquer au noyau dur des jeunes qui pourraient être impliqués dans les accidents mortels».

Par exemple, la Sûreté du Québec promet une surveillance accrue sur «l’axe routier Québec-Montréal» lors d’événements comme la Saint-Jean Baptiste qui sont à risque en ce qui concerne l’alcool au volant chez les jeunes.

La SQ a comptabilisé 338 décès au Québec en 2010. En comparaison, on recensait 2200 victimes de la route en 1973, l’année du «pire bilan» jamais compilé par la SQ.

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Les accidents de la route  sont la principale cause de mortalité des adolescents. Les programmes de préventions devraient cibler les causes les plus fréquentes et les raisons les plus aisément modifiables du comportement des jeunes conducteurs à la genèse de l’accident. Ces jeunes conducteurs ont 4 fois plus d’accidents que les conducteurs plus expérimentés. Les auteurs ont travaillé sur une base de données de 5470 accidents de voiture afin de révéler les erreurs typiques qui ont conduit au crash. Les analyses finales ont porté sur 822 jeunes conducteurs étaient impliqués dans 795 accidents graves.

Une erreur du conducteur est en cause dans 95,6% des accidents, un phénomène à opposer aux conditions environnementales. Parmi les accidents causés par une erreur du conducteur,  c’est un jeune conducteur qui commet erreur dans 79,3% des cas.

Les erreurs de reconnaissance  (manque de surveillance, distraction) compte pour 46,3% de toutes les erreurs commises par les jeunes conducteurs,

suit par les erreur de prise de décision. Suivre un véhicule de trop près, (conduire trop vite ) qui comptent pour 40,1% des erreurs et enfin les erreur de performances (perte de contrôle..) qui comptent pour 8 %.

Seulement trois erreurs caractéristiques génèrent 50% de ces accidents :

- 21% des accidents surviennent du fait d’un manque de surveillance à détecter ce qui doit l’être lorsque l’on conduit un véhicule, nuisant à l’anticipation qui pourrait permettre de répondre à un évènement imprévu,

-21% des accidents surviennent à cause d’une vitesse excessive qui n’est pas adaptée aux conditions de la route, empêchant de négocier un virage ou de s’adapter à la conduite d’un autre véhicule,

-22% des accidents surviennent du fait d’une distraction venant de l’intérieur du véhicule ou de l’extérieur du véhicule

Selon les analyses menées par les auteurs de cette étude, les conditions extérieures telles qu’un temps pluvieux, un mauvais fonctionnement du véhicule ou un limitation à la conduite telle qu’une somnolence au volant de son pas en case dans la majorité des accidents.

“Cette étude infirme le mythe que les accidents des jeunes conducteurs soient liés à une conduite agressive ou à une recherche de sensations fortes” explique le Pr Allison Curry, auteur de cette étude, “promouvoir une conduite en toute sécurité est aussi important que prévenir les problèmes de comportement au volant”.

Réduire les distractions au volant par exemple en interdisant l’utilisation d’un téléphone portable pour appeler ou envoyer des SMS en conduisant, permettrait de réduire le nombre d’accidents de la route mais ne résoudra pas l’ensemble du problème, expliquent les auteurs, une grande partie des accidents causés par les jeunes conducteurs étant liés à l’incapacité à détecter et à répondre à temps à un événement imprévu. L’entrainement à la conduite devrait se focaliser beaucoup plus sur cette détection et créer des réflexes d’alerte aux imprévus.

Une détection efficace implique une observation constante de ce qui entoure le véhicule, devant mais aussi sur les côtés, en ne surveillant pas uniquement le véhicule qui précède mais en regardant au loin. Cette capacité de détection se développe avec l’expérience. Il faudrait donc mettre en place un entraînement à la conduite qui accélère cette intégration d’une détection efficace afin de réduire le risque d’accident des jeunes conducteurs. Des tests pilotes de ce type ont été essayés avec de bons résultats chez des conducteurs débutants.

Un permis de conduire gradué en fonction de l’expérience du conducteur et des programmes d’éducations dirigés vers les jeunes conducteurs rendraient les routes plus sûres, concluent les auteurs de l’étude.

Source

Prevalence of teen driver errors leading to serious motor vehicle crashes
Allison E. Curry, Jessica Hafetz, Michael J. Kallan, Flaura K. Winston, Dennis R. Durbin
Accident Analysis & Prevention, 2010

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« Vitesse et alcool: un message

percutant pour sensibiliser les

jeunes« 

L'actualité nous le rappelle trop souvent: la vitesse et les excès de... (La Tribune, Yvan Provencher)

La Tribune, Yvan Provencher

Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) L’actualité nous le rappelle trop souvent: la vitesse et les excès de consommation d’alcool chez les jeunes conducteurs causent des drames humains non seulement pour les jeunes qui y laissent leur vie ou survivent avec des blessures physiques et morales pour le reste de leur existence, mais également pour leurs proches.

À la Polyvalente l’Escale d’Asbestos, on a voulu rappeler aux jeunes de secondaire 5 qui participeront à leur soirée de graduation prochainement qu’avoir un volant dans les mains, c’est aussi avoir des responsabilités. Puisque le message passe malheureusement avec difficulté, les organisateurs ont choisi de modifier leur approche et de l’adapter en offrant, en plus d’une simulation, le témoignage d’une jeune fille ayant été impliquée dans un accident qui a bouleversé son existence.

Emmanuelle St-Pierre, alors âgée de 17 ans et détenant son permis de conductrice depuis deux jours, fut impliquée dans une collision frontale, accident qui, précisons-le, n’était pas dû à la consommation d’alcool ou à la vitesse. La jeune fille d’Asbestos fut sortie presque miraculeusement d’un tas de ferraille par les pompiers et ambulanciers locaux. Sa vie a alors basculé, passant cinq jours dans un coma, quatorze jours aux soins intensifs durant une hospitalisation d’un mois. Elle a dû réapprendre à parler, à marcher, un long chemin vers la guérison qui reste encore aujourd’hui jalonné de séquelles.

Emmanuelle a maintenant 23 ans, travaille comme infirmière en pédiatrie au CHUS. «Je marche, j’ai une vie, mais je n’ai pas oublié. Un tel accident, ça touche notre famille, nos amis, tous ceux qui nous entourent. Le message que je vous adresse: soyez prudents!» a-t-elle lancé aux jeunes, avec émotion.

Un ambulancier, Michel Marcotte, est également venu témoigner de son parcours devant les étudiants. «Mon métier me rentre dedans, je suis de plus en plus sensible aux drames à l’intérieur desquels j’ai à intervenir dans mon travail. La pire situation que les intervenants comme moi ont à vivre, c’est quand on connaît les personnes impliquées dans ces accidents graves, ce sont des moments très difficiles. La prudence, ça commence par chacun de nous, il faut faire preuve de jugement.»

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